Editorial: Brepols Publishers
Colección: Théorie de l'art (1400-1800) / Art Theory (1400-1800) ; 13
Número de páginas: 354 págs. 28.0 x 21.6 cm + il. col. y n.
Fecha de edición: 01-02-2026
EAN: 9782503620220
ISBN: 978-2-503-62022-0
Precio (sin IVA): 82,50 €
Precio (IVA incluído): 85,80 €
Souvent considérés à l’aune de l’historiographie des beaux-arts avec lesquels ils sont mis en concurrence, les "arts décoratifs" sont rarement, voire jamais, étudiés des points de vue théorique et discursif. C’est l’objectif de ce livre, qui défend l’idée selon laquelle les "arts décoratifs", en tant que champ autonome constitué – au sens bourdieusien –, émergent progressivement durant une période charnière de l’histoire, au moment précis où se mettent en place une large culture de la consommation et une grande diffusion des connaissances relatives aux arts de la décoration et à la mode. Anne Perrin montre que l’indicateur majeur de cette évolution culturelle se situe dans une efflorescence d’écrits et de réflexions qui firent débat parmi les contemporains, attestant une considération nouvelle acquise pendant un ample XVIIIe siècle par ce champ des arts décoratifs alors en construction.
Afin de reconstituer un tel processus historiographique et épistémologique, l’ouvrage rassemble un vaste corpus de sources anciennes, dont la plupart sont méconnues ou jamais incluses dans les bibliographies abordant le sujet. Ont été retenues celles qui se démarquent par leurs qualités critique, réflexive et exploratoire au sein d’une grande diversité de formes textuelles (discours, traités, précis, leçons, annonces, dictionnaires, etc.). Ces textes sont analysés depuis leur contexte d’énonciation, par des hommes et femmes de terrain, qui s’emparèrent du secteur et contribuèrent à le développer, étant artistes, artisans, marchands, pédagogues, philosophes, critiques d’art, amateurs, historiographes, journalistes, économistes, naturalistes ou officiers de l’administration royale. Parmi ces sources imprimées, la production écrite de Jean-Jacques Bachelier, fondateur de la plus importante école de dessin appliquée aux manufactures de la monarchie française (actuelle ENSAD), se distingue autant qu’elle fait écho aux autres voix de son temps.
