Renard, Étienne
(dir.)
Ruffini-Ronzani, Nicolas
(ed.)
Editorial: Brepols Publishers
Colección: Bibliothéque de la Revue d'Histoire Ecléssiastique ; 121
Número de páginas: 280 págs. 23.4 x 15.6 cm
Fecha de edición: 01-05-2026
EAN: 9782503574264
ISBN: 978-2-503-57426-4
Precio (sin IVA): 86,90 €
Precio (IVA incluído): 90,38 €
En moins de deux décennies, notre compréhension de la société seigneuriale des Xe-XIIe siècles s’est profondément renouvelée et considérablement complexifiée. Transcendant les cadres interprétatifs anciens, l’historiographie récente insiste de plus en plus sur l’étroite imbrication des sphères ecclésiastique et laïque de la société au Moyen Âge central. Dans le champ du politique, le phénomène se traduirait par l’exercice d’une certaine emprise des puissants sur l’institution ecclésiale. Une fonction héritée du haut Moyen Âge, et qui tend à gagner de l’importance dès l’aube du Xe siècle, manifeste clairement cette interpénétration des pouvoirs laïque et ecclésiastique : celle d’avoué. Auxiliaires laïques chargés de défendre les intérêts temporels d’une institution ecclésiastique et de se substituer aux religieux dans l’accomplissement de tâches théoriquement peu compatibles avec l’état clérical – notamment dans les matières judiciaires et militaires –, les avoués ont souvent tiré parti de leur position pour étendre leur autorité au-delà de leur domaine foncier propre. L’avouerie a donc joué un rôle fondamental dans la construction des seigneuries laïques, puis dans celle des principautés territoriales. C’est à l’étude de cette institution en mal d’interprétations nouvelles et défiant les catégorisations modernes que se dédient les actes de ce colloque tenu à l’Université de Namur en 2016.
